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21.6.16

Même pas Cap ?

2ième partieOn perd le Nore !
 
Voici la suite de la croisade  des 3  Pourpres en Pays Cathare.
Il n'y aura pas de photos pour illustrer ce ''résumé'' car pour l'ascension je ne voulais pas me plomber avec les 2kgs de mon appareil  ( photo ) .
Après la mise en bouche du  samedi nous nous réjouissions d'avance de pouvoir remettre le couvert le dimanche pour le 60 kms qui est la première distance qui permet de refaire en totalité la  Déval'Nore .
Le 80 et le 100 aussi, mais bon, ça nous paraissait un peu prétentieux et chacun sait que le Pourpre sait faire  preuve d'humilité , voire d'humidité en ce moment .
C'est donc tout fringants que nous nous présentons à 8h30 sur la ligne de départ ( 1ère erreur ! )  où des bénévoles scannent le code barre de nos plaques afin de calculer le temps que mettra le fût du Canondale pour se refroidir après le passage au Pic de Nore.
Les départs sont libres à partir de 6h30 pour le 60 , le  80 et le  100 .  Ceux du  25 et du 40 peuvent s'élancer à partir de 8h30 . On ne savait pas et on se retrouve donc dans les embouteillages dans les passages "délicats"  rendus d'autant plus délicats que la nuit a été bien arrosée ( d'eau ... pas de Corbière ) et que ça glisse "un pneu" . La prochaine fois il faudra partir avant 7h30 .
Les 2 premiers kms sont  relativement plats : c'est parfait pour s'échauffer, surtout que le temps est plutôt , et plutârd aussi , maussade . Puis les premiers singles s'annoncent très ludiques, un peu boueux toutefois , mais on s'amuse bien, on rigole, on papote, on fait les kékés même  ( 2 ième erreur ! ) .
On traverse des bois sur des monotraces qui zigzagent à qui mieux mieux entre les arbres : raidars , troncs ,  sauts,  passages étroits , cuvettes et dos d'âne ( Hervé est devant moi ) sont au programme . Un long dévers à flanc de colline nous donne un peu de fil à retordre , mais on passe sans encombre .  Trop fastoche ,  et on se dit quand même qu'on n'est pas des Blaireaux (   aucune mauvaise  allusion )
Çà  grimpe dès le 3 ième km mais tout  doucettement, gentiment  . On sait de toute façon, que  les 30 premiers kms sont à dominante  positive . Le Pourpre est positif et ne bronche pas devant la difficulté , c'est bien connu , donc on fait profil bas car on a examiné le profil du 60 avant de signer .
Voir ici
La première heure est très sympa .  Hervé transpyr lainé et s'arrête donc  pour enlever une couche ( c'est pas malheureux  à son âge !!!! )  puis Lolo mène le train ( une micheline , pas un TGV car il a de la compassion pour ses compagnons de sentiers )  . De temps en temps on est doublé par des mobylettes ( non non,  GG, Gary et Jordan  ne sont pas dans le coup ). On se demande si les mecs vont tenir le rythme comme çà très  longtemps !   impressionnant !  Je me dis donc  pour me rassurer, et ne pas me comparer ,  qu'ils doivent faire ... le  40  ou le 25 .
Et petit à petit ça se gâte. D'abord le temps se dégrade. Le vent se lève, la pluie redouble et le froid commence à nous incommoder . Hervé s'arrête pipi puis ... remet une couche ( sans commentaire ) . La pente commence à prendre un peu de pourcentage mais le sentier est relativement roulant  . Hervé se porte à ma hauteur ( en se baissant ) et me rappelle que je dois le modérer  dans ses élans  si je sens qu'il s'emballe un peu . Il veut en garder sous les crampons ! De temps à autre je lui dis donc : " Président , sans vouloir vous braquet , faudrait peut être monter un pignon ou deux là ! "   Il s'exécute et je me sens important.  Je veille au grain ... du président,  un peu fou parfois .
Çà continue à grimper , mais maintenant    la trace se rétrécit et devient,  tantôt caillouteuse , tantard  grasse mais jamais t'Antar Gaz car le rythme ralentit sérieusement. Les sourires se crispent un peu , les muscles aussi . Les marioles se calment . On rentre dans le dur , d'ailleurs on passe à Cabrespine  qui n'est pas un jeu de mots mais  est un très beau village,  célèbre pour son gouffre qui est une des plus grandes grottes ( avec un G ) du monde ( si si ! vérifiez dans wikipédia )  :  un peu de culture ne peut pas faire de mal à un vététiste  mais quelle idée de nicher de la culture sur des pentes aussi raides !  On ne fera donc pas une halte touristique, on reviendra en voiture .
On suit ensuite en suant et en chuinant  sur plusieurs kms une piste forestière qui n'était pas au programme des éditions précédentes et je me dis donc ( oui , je me didonque souvent )  : "ça sent la descente technique au bout de la piste !"
Gagné ! un gros embouteillages me le confirme .  là c'est du sérieux , du costaud : des grosses marches , des pierres Rouland ( mais pas de Nicolas )  , des épingles sans cheveux   , des trous et des coups de cul  etc.. Seuls les plus téméraires ou les plus frappés se risquent à descendre à vélo. Philippe C. aurait adoré mais  même Alex aurait renoncé .On entend les plaquettes qui jouent du biniou ( çà doit être des bretons ) , quelques cris , mais pas de râles   . A cause des bouchons et des rochers mouillés on ne fera que les secteurs les plus faciles sur les pédales mais c'est quand même chaud, il faut soigner où on place sa roue et ne pas avoir peur d'avoir la selle sur le nombril ( ce n'est pas uniquement  par  égocentrisme  )  ! Quel dommage que le temps n'ait pas été au sec car ça aurait été un régal de pilotage .Il faudra revenir , j'ai repéré le coin , mais pas pour aujourd'hui .  Un peu plus bas le single s'élargit un peu et les marches sont moins hautes , mais ça reste technique quand même : on regrimpe sur les vélos . Lolo comme dab  s'en tire à merveille . Hervé est un peu plus tendu mais il descend comme un chef  ( normal c'est le Président quand même ! ) et je me dis donc ( une fois de plus ) " chapeau Président , tu pr... " Je n ai pas le temps de finir ma phrase qu'un Robocop déboule sur ma gauche et fonce sur Hervé à une vitesse de ouf en gueulant " à gauche , à gauche " ( certainement un cégétiste ! )  . Je serre les dents , je fais la grimace et  ferme les yeux ( non je déconne , je ferme pas les yeux ) et je me didonque qu'il va s'emplafonner Hervé . Faut vraiment être un gros connard  pour se comporter de la sorte en pareille circonstance . Heureusement il ne fera que le frôler  et Hervé réussira à garder l'équilibre mais il s'en est phallus  de peu que ça tourne à la débandade voire à la catastrophe. Hervé l'insultera copieusement mais  mettra quand même un peu de temps à se remettre de ses émotions. On n'a pas eu le temps de relever sa plaque minérale, c'est logique,  elle était pleine debout ( comme lui probablement qui avait dû trop boire du m'énervois)
Les conditions climatiques se dégradent encore un peu pluche : ça pèle !!! . J'avais prévenu les copains que même si le soleil était au départ il fallait mettre dans le sac de quoi se couvrir et se mettre au sec . On profite du premier ravito pour se requinquer et se couvrir . Je sors la veste thermique que même cet hiver je n ai pas autant appréciée. D'habitude je ne mange jamais de charcuterie aux ravitos mais là la plancha est recouverte d'une saucisse géante enroulée lassivement  qui me fait terriblement envie . Je craque !  Hervé aussi  ( 3 ième erreur ! )  Seul Lolo  est sérieux mais n'en oublie pas moins de bien se ravitailler. ( malin et très proLo lo ... pas comme le cégétiste de tout allure ) J'apprendrai par la suite qu'il y avait sur 2 des ravitos 180 kgs de saucisses ( ça t'en bouche un coin pas vrai Marian ?  )
Je regarde le Sigma  qui m'indique qu'on n'a fait qu'un quart du parcours et un quart du dénivelé ( la veille  on avait  fait la première moitié  ... en car grâce à des tiers   ) . Je glisse l'info aux potes qui me font alors la gueule .  C'est pas vrai , ils sont supers cool mes potes ,  mais je sens bien que ça commence à en inquiéter plus d'un ... et comme on n'est que 3 donc c'est forcément les 2 autres plus moi ça fait donc 4 car j ai peur pour 2 ! ( je suis doué en Maths, pas vrai ? )
On s'attaque donc au deuxième quart qui fait bien une bonne  moitié ( toujours ma bosse des maths qui me pose moins de problème que la bosse de Nore ) et  commence par une montée inexorable en enfer . Les éléments se sont Déchaînés   ( du côteau ouest ) , des bourrasques de vent nous font même vaciller sur nos vélos . Je n'ai jamais vu çà ! Parfois ça souffle dans le dos , mais comme la pente est raide ça ne nous  aide  papa  du tout ( c'est la fête des pères)  et  franchement c'est petit de s'attaquer à un vététiste  par derrière !  . A un moment on passe dans un bois et j'assiste alors à un spectacle surréaliste  . Nous sommes une trentaine sur un single , les uns derrières les autres,  en file indienne , roulant au pas ( 4 ou 5  kms heure maxi ), la tête basse ,  sans un bruit dans un recueillement et un silence glacial . On dirait un convoi funèbre !  ça m a vraiment marqué, j'en frissonne encore.  A  peine sorti du bois j'attends Hervé que je n'aperçois plus . Au bout d'un moment je le vois arriver en claudiquant , la jambe droite raide comme un manche de pioche ( qu'il a mauvaise ) . Il a sa tête des mauvais jours, les jours où il ne faut pas l'emmerder ni lui parler de quinine qui soit disant empêche les crampes . Il souffre le martyre ! il est pétris de crampes et dans le pétrin . Je ne "laid" jamais vu dans un état aussi moche . Il grimace et je lis dans ses yeux toute la détresse du monde ( tout au moins de l'Occis litanie )   Il jure contre son corps , s'accroche à son Spé en trainant la patte et continue malgré tout à avancer coûte que coûte  après de multiples arrêts pour essayer de faire des étirements . Çà  ne passe pas, mais il refuse d'abdiquer ( normal,  c'est le Roi des Pourpres )  et se fait violence pour remonter sur le vélo, une fois , 2 fois , 3 fois ( il a la foi et pas les foies le Guastavino )   . Avec Lolo on souffre presque autant que lui de le voir las dans cet état là ( et vice versa tra la las )  et on est bien démunis pour lui venir en aide ; si ce n'est à lui raconter des histoires de Toto derrière l'église ... je déconne ... y'avait pas d'église  ... on était complètement paumés dans la pampa :  pas d'église à l'horizon , ni de route,  ni d'Oto  et de Toto encore moins.  Je me demande comment on fait pour appeler le GIMP mais Périgueux c'est pas la porte à côté ( si vous n avez pas lu l'épisode 1 vous ne pouvez pas comprendre , c'est bien fait pour vous ) A défaut de GIMP je lui donnerai bien du GIN mais le mien est délavé et pas à sa taille ( de GIP depuis qu il est au régime ). Bon allez , c'est pas bien de rigoler comme çà pendant qu'Hervé souffre le calvaire  et en plus le résumé commence à être un peu long pour un résumé . Je crois qu'il est temps de faire une pause car j ai bien peur de vous fatiguer avec mes cons dansés de jerk verbal .
Suite et fin au prochain épisode .  Et oui , la Cap Nore c'est une longue distance, il faut être endurant  ou Indurain ( en espagnol )  pour en venir à bout en train ou à VTT .

2 commentaires:

Anonyme a dit…

ENORMISSIME !!!! J'attend la fin du récit pour rebondir !!! Dong, Dong, Dong, Dong !!!! Hervé

Anonyme a dit…

Ptdrrrr magnifique domi
GG